1 mars 2013

Avoir la banane

C'est pas lui qui le dit, c'est moi.
Quelques amis me mette "banane" en fin de mails quelques-fois, ... j'en reste interdit. Ca colle pas à mon régime (arf!), c'est mode donc pas pour moi, ... ce qui n'interdit pas de continuer à me glisser la dite banane non sous le pied mais en fin de mail, tout le monde fait bien comme il veut: je suis imperméable à certaines pratiques "in", ce qui fait donc de moi par déf. un mec "out" ;).

Ceci dit, je l'ai. La banane. La frite, la patate, la pêche, toute la corbeille de fruits et légumes si vous y tenez. Je dirais même que je l'ai suffisamment pour filer quelques pruneaux dans la poire de beaucoup. D'humeur à faire de la purée de trombines.

Pourquoi? Parce que le mot Utopiste me colle à la peau depuis quelques temps et que le sourire de beaucoup à son énonciation me donne des envies de bourre-pif, ... et même le pif des bons potes mais que voulez-vous je suis pétris de paradoxes: je suis du genre à distribuer mes salades à coups de torgnoles pour aller s'en jeter un derrière la cravate une fois la foire aux châtaignes terminée.
Car j'ai un gros défaut: j'aime à parler utopie et politique avec les amis, et forcement ce qui est bandant c'est de prêcher des non-convaincus, rien ne m'agace plus que d'être d'accord en permanence. C'est le sel sur la banane en quelque-sorte.

Je suis un utopiste donc. Le mec qui rêve une société bisounours si je traduis. Sauf que la différence entre un utopiste et un réveur c'est que l'utopiste essaye de se donner les moyens non pas de rêver sa vie ou ses convictions mais de concrétiser un tant soit peu ce qu'il dit. Loin de moi la prétention de tout concrétiser mais quand on me dit "c'est comme ça, on y peut rien" ou "on est dans un contexte de mondialisation", les marrons mixés à la banane sont pas loin d'être mûrs pour la cueillette.

Mais bon, tout est bien qui finira bien: ce soir je revois donc tous mes bons potes pour jouer aux cartes, bière dans une pogne et quoiqu'il en soit sourires aux lèvres, pourpre sur les joues, et impatient d'y être: ça va me filer le pamplemousse (ha non tiens, ça ça marche pas des masses ...). ;).

2 commentaires:

wens a dit…

Le grand philosophe Isaac Wens a dit un jour dans un de ses excellents ouvrages : "L'utopie, c'est une réalité à laquelle on refuse de croire"
c'est tellement beau que j'en ai les larmes aux yeux !
(Se citer soi-même, c'est le comble de la cuistrerie, mais si je ne le fais pas, personne n'aura accès à ma lumineuse pensée ! Oh zut, j'ai remis ça, je dois mieux contrôler mes pulsions narcissiques !!!)

A.DAN a dit…

hahaha! Bien vu cher Maîîître de la pensée inique ;)

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