28.9.10

J-15 Alger

Dans 15 jours c'est le festival d'Alger ...

Si les appels à la grève nous clouent pas au sol (bien que solidaires avec), nous devrions donc faire de belles rencontres.

Au sujet de rencontres, quelque-chose me faisait sourire ce week-end au salon de Besançon: j'avais jusqu'alors peu pensé au type de public susceptible d'être touché par notre album Tahya El Djazaïr, et là, en dédicaçant comme jamais, j'ai remarqué que nos "fans" étaient des gens ... heu ... des vieux?. Cela me sauta aux yeux quand je vis dernière moi une file de jeunes sautillants pour des signatures d'albums jeunesse et un peu plus loin une autre file pleine de jeunes femmes plantureuses autour de je ne sais quel beau-gosse, romancier de son état, la mèche folle et le foulard coincé dans sa chemise bleue pâle sous le petit polo bordeaux. Ou alors les gens parient sur ma gérontophilie ... autre hypothèse.
Au-delà de cette caricature, il faut bien reconnaître que c'est tout de même passionnant de discuter avec ces gens - fussent-ils d'un certain âge. Car beaucoup ont eu un vécu de près ou de loin avec l'Algérie, aujourd'hui ou lors du conflit. Il y eut par exemple un "porteur de valises": échange riche et émouvant. Ou un autre qui la larme à l'oeil m'assura qu'il pleurait encore des potes. ... C'est pas un fan de pokémons ou une porteuse de gros nichons peroxydés qui m'aurait ému à ce point ... non?

27.9.10

Tartine, Chat et Festival

Pour résumer le Salon du livre d'où je reviens il faut donc voir des gens biens:
là: BD Fugues Café
là: Olivier Jouvray (ou )
là: Fred Salsedo
ou encore là: David Ratte ou là: Jef
ou d'autres comme Yves Perton, savant metteur en images.

Je parlais de la loi de Murphy dans le dernier post. Et la référence à la théorie de la tartine beurrée qui tombe souvent du mauvais côté est assez belle pour résumer mon état d'esprit: ce qui me fait marrer c'est d'avoir assez d'imagination pour relativiser les choses comme quand l'idée germe dans un cerveau déjanté de fixer la dite tartine sur le dos d'un chat pour voir si c'est effectivement le matou qui tombe (à priori toujours) sur ses pattes ou bien le côté beurré (à priori souvent) de la tartine qui touche le lino. Je suis dans le ventre mou du projet BD avec Laurent: je fais, je refais, je défais, je cherche, j'abandonne, bref je rumine (et dans ces cas là j'ai horreur qu'on me titille ;) ...). Ce qui est pour l'instant assez peu productif c'est le cas de le dire, mais c'est aussi l'occasion d'alterner les coups de cafard avec les plaisirs constructifs. On pourrait se réduire au constat du peu de planches produites mais aussi après de riches échanges, partages et observations comme lors de ce salon, je ne doute pas que des choses intéressantes vont venir. En tout cas, je le sens, j'en suis persuadé. Moi j'ai aussi besoin de ça: cela permet de se mettre dans le même état d'esprit que celui qui fixa tartine et chat ensemble. Puisse l'un des deux me donner raison ;).

Petit strip pour un journal local :

24.9.10

un peu de ciel bleu

Salut, je pars aujourd'hui pour le festival/salon du livre et BD (à foison), aux "Mots Doubs" sur Besançon. Ce, de cet après-midi vendredi au dimanche matin compris.

Ca va faire du bien. Que des merdes en ce moment. Petites mais fatiguantes. Rien de grave pour moi mais la loi de Murphy reste tenace. Entre les disparitions, maladies des uns et autres, le climat social du moment et scanner, écran qui rendent l'âme ... ça empêche pas de bosser mais la foi n'est pas au beau fixe. Couvert dirons-nous. Mais je me connais: rien de tel que prendre l'air, fusse-t-il au dépend du boulot, et voir les autres dessineux pour donner un bon coup de peps. Toute façon: 'pas le choix.

Et Nico, ça ne m'empêche pas de continuer à te porter mon indéfectible affection libertaire, égalitaire et fraternelle, ... de cette affection qui botte les culs.

7.9.10

Retraite

Ce matin, c'est grèves et manif'. Je me sens solidaire aussi suis-je en grève et manifeste via ce post.

Mais ça donne quoi un "Artiste" en grève? ... Chez moi il pleut et le ciel est gris, c'est pas une preuve ça? Hum?

En tout cas, ce qui m'amuse c'est qu'on se focalise sur cet âge de départ à la retraite de 62 ans alors qu'on ne parle pas du tout du nombre de trimestres nécessaires. Or comme la plupart des jeunes bossent tard, que les actifs galèrent en changeant de boulots plusieurs fois dans leur vie (et passage par la case chomdu à un moment plus ou moins long), et que les "séniors" sont sur le carreau avant les fameux 62 ans ... je sais pas vous, mais ça a comme un parfum de vaseline tout ça non?

Té, j'ai un gros pavé qui traine sur une étagère en guise de presse-papiers. Je vais le peindre en couleur et mettre un mot doux pour Nico dessus. On sait jamais ... 'faut se tenir prêt. Et puis un pavé en couleur c'est mieux sous un ciel gris dans la gueule d'un monsieur tout triste, en costard cravate tout sombre.